L’attaque de Panique !

L’attaque de panique est parfois indépendante du trouble de l’anxiété, mais souvent associée. Peut-être est-ce votre cas, ou peut être avez-vous à faire à ces terribles attaques en plus de l’anxiété latente journalière ? Voyons plus précisément de quoi il s’agit.

Selon la classification médicale psychiatrique du DSM-5 (Diagnosticand Statistical Manual of Mental Disorders), l’attaque de panique se définit comme :

Une sensation intense de peur, débutant brutalement, atteignant son maximum en quelques minutes et au cours de laquelle surviennent quatre ou plus des symptômes suivants :

• Palpitation, tachycardie,

• Sueurs,

• Tremblements,

• Sensations d’étouffements ou d’essoufflement,

• Difficultés de déglutition,

• Douleurs ou inconfort thoracique,

• Nausées et troubles digestifs,

• Sensations de vertige, d’instabilité, de tête vide ou de malaise,

• Paresthésies (sensations d’engourdissement, de fourmillements)

• Sensations de froid ou de chaud,

• Déréalisation (sentiment d’irréalité,) ou de dépersonnalisation (sentiment de détachement de soi-même)

• Peur de perdre le contrôle,

• Peur de mourir

Vous vous reconnaissez sans doute dans ce descriptif !

L’attaque de panique est une crise aiguë d’angoisse, elle peut être associée à un événement particulier, ou bien, la plupart du temps, sans raison apparente. Elle peut aussi avoir pour origine le ressenti de symptômes initiaux, suffisant pour faire basculer votre cerveau en mode panique. Comprenez par-là, que si vous commencez à avoir une légère accélération cardiaque (ou autre chose), qui à priori ne vous inquiète pas plus que ça, il se peut que votre cerveau lui perçoive ce signal comme une alerte très grave et décide donc de déclencher l’alarme ! Une attaque peut durer de 15 minutes à plus d’une heure. Autant la phase ascendante est rapide, la crise s’installant en quelque minutes seulement, autant la phase de retour au calme est plus longue, il vous faudra ainsi plus d’une heure pour revenir à un état de post-attaque, et parfois la journée entière pour vous en remettre. Une attaque de panique est consommatrice d’énergie, et il est normal de se sentir totalement vidé à l’issu.

Les attaques sont quelque chose d’horrible qui génère un sentiment de peur intense, une peur à un niveau que personne ne peut appréhender sans y avoir été confronté. De fait, elles laissent une marque dans votre mémoire, cela est d’autant plus vrai que nombre d’attaques impliquent un sentiment de mort imminente. 

Cependant, les attaques ne sont pas mortelles, et leurs effets finissent toujours par s’estomper, en effet, mécaniquement et chimiquement le corps ne peut pas rester dans un tel état de tension très longtemps, il est rare que cela dépasse les 60 minutes. A un moment donné, quand toute votre énergie a été consommée, naturellement votre corps va revenir dans un état plus calme. 

Les études démontrent que les attaques de panique diminuent « naturellement » avec le temps. Ainsi,environ 1/3 des patients voient une disparition des attaques sous 6 à 10 mois.

Quand une attaque surgit, il n’y a pas grand-chose à faire ! Bien qu’il faille laisser passer la tempête, le fait de bouger, d’essayer de ralentir sa respiration, de focaliser son esprit sur autre chose, et de trouver un lieu sécurisant, peut aider. Mais quoi qu’il arrive, il faut serrer les dents et encaisser, tout en acceptant avec compassion la situation (ne pas se culpabiliser ou se mettre en colère). Un travail type sophrologie peut aussi aider certain à mieux gérer, voir éviter, les crises. Si vous devez éviter absolument la crise, vous pouvez essayer de prendre dès que vous sentez les premiers symptômes un anxiolytique ou un bêtabloquant. Mais, retenez aussi qu’il est nécessaire de se confronter aux crises pour réussir un jour à s’en défaire, en effet la peur de la crise est source de crise !, et un des moyens de luter contre une peur et de s’y confronter.

Selon l’HAS (Haute Autorité de la Santé), le traitement des attaques de panique, passent par un traitement allopathique (antidépresseur IRS, benzodiazépine ponctuelle pour son anxiolyse rapide), une thérapie brève type TCC, une auto-gestion (comme ce site !), et une activité physique suffisante.

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