Antidépresseurs : infos…

Sont affectés au traitement de l’anxiété les antidépresseurs inhibiteurs de recapture de la Sérotonine (IRS et ISRS pour Sélectif), et aussi de la Noradrénaline (IRSN), on trouve également d’autres catégories comme les tricycliques ou les IMAO (Inhibiteur de la monoamine-oxydase) moins utilisés dans notre cas. Il s’agit bien de médicament destiné à lutter contre la dépression, donc à priori rien à voir avec votre problème, même si des troubles de l’anxiété et l’état de burnout peuvent conduire à la dépression. Mais les propriétés sur notamment la Sérotonine ou la Noradrénaline ont révélé, par hasard dans les années 80, un effet positif sur l’anxiété. De fait, ce médicament a été « détourné » de sa mission première et affecté aussi au cas des troubles anxieux.

En fait il n’existe aujourd’hui aucun médicament sur le marché pour un traitement de fond exclusivement dédié aux troubles de l’anxiété, on utilise donc une gamme de médicament à l’origine non pensée pour cette action ! La molécule star de cette catégorie est la Paroxétine (on pourrait pu aussi citer la Fluoxetine vendue sous le nom commercial de Prozac), qui date du début des années 90. Depuis, cela fait donc quand même plus de 25 ans, il n’y a pas eu de vrai progrès notable en la matière.

L’avantage des antidépresseurs IRS réside dans le fait que leur action est réellement efficace du moins quand le patient est réceptif. De plus, ce médicament, sur une prise classique de 6 à 12 mois, fait montre de peu de pharmacodépendance dans la mesure où une vraie phase de sevrage est observée. Parmi les inconvénients, notons un taux d’échec non négligeable (environ 40%), un laps de temps d’environ 3 à 4 semaines pour ressentir les effets positifs, un état souvent aggravé en début de traitement pouvant aller jusqu’au suicide chez des patients jeunes, et enfin des effets secondaires physiques et psychiques qui peuvent s’avérer douloureux mais qui peuvent disparaître après quelques mois de traitement.

Quoiqu’il en soit, un traitement à base d’antidépresseur n’a rien de dramatique, il faut le considérer comme un médicament ni plus, ni moins ! Environ 25% de la population française utilisent un psychotrope, ce qui est élevé par rapport aux autres pays, mais cela ne fait pas de vous quelqu’un d’anormal… Quand on est malade, il faut se soigner, c’est votre seul objectif.


Dans les formes sévères d’anxiété (et de dépression), le recours à un antidépresseur (souvent associé au début à un anxiolytique) est quasi-obligatoire. Pour les formes légères, la question peut se poser en termes de bénéfices / inconvénients, cela peut valoir le coup, en accord avec votre médecin, d’essayer durant 2 ou 3 mois des traitements alternatifs, comme le sport, la phytothérapie, une thérapie brève, … En cas d’échec, si les symptômes augmentent, alors le traitement allopathique devra être retenu.

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