Comment reposer notre esprit ?

Notre société « moderne » ne cesse de nous abreuver de flux d’informations, d’injonctions et d’interdictions. Du réveil jusqu’au couché, il est très compliqué de mettre son esprit un tant soit peu au repos.

Combien d’entre nous se jettent sur leur smartphone dès qu’un petit temps libre se présente ? Tout ça pour regarder ses réseaux sociaux, lire ses messages, regarder une vidéo, faire un jeu ou encore se rendre sur un site d’actualité. Combien d’entre nous, au travail ou à la maison, font plusieurs choses en même temps, comme regarder la télévision tout en consultant ses emails ? Nous passons de la radio en voiture, à internet au bureau, et à la télévision / internet à la maison, nous sommes en permanence abreuvés d’informations, plus ou moins pertinentes, plus ou moins anxiogènes. Bref, nous ne savons plus nous reposer au sens mental du terme… Nous ne savons plus faire silence en nous et autour de nous, nous avons peur de ces moments de vide, alors nous les remplissons par le bruit, l’occupation.

Regarder autour de vous comme Youtube ou Facebook sont devenus des « nounous » pour les adolescents et les jeunes adultes. Regardez comme il leur est devenu difficile, voir impossible, d’accepter de s’ennuyer, de prendre un moment de repos sans aucune distraction… Et au-delà de regarder les autres, regardons-nous nous-mêmes.


Ces flux permanents impliquent sans que l’on en soit toujours conscient une surcharge mentale, pour peu que nos activités supposent une échéance ou un enjeu professionnel, et alors la surcharge devient d’autant plus prégnante et envahissante. Cet état de fait débouche presque inévitablement sur une forme d’anxiété. A force de répétition, cette anxiété ponctuelle devient chronique, et peut vous amener au burnout, trouble de l’anxiété et à la dépression. Des prédispositions génétiques, ou un environnement toxique (privé ou professionnel), ou encore un évènement marquant, ne feront qu’amplifier le phénomène et allumer la mèche de la bombe !

La surcharge mentale est la source des maux que vous vivez, elle a généré un dysfonctionnement cérébral puissant. A partir de ce moment, votre corps et votre esprit basculent dans des crises de panique, une anxiété chronique, des dépressions, des douleurs somatiques, etc. Vous ruminez le passé et appréhendez le futur, votre jugement est altéré, votre esprit n’est plus en mesure d’analyser les choses correctement. Votre corps a résisté du mieux possible durant des années, il vous a averti à travers différentes réactions, puis a épuisé toutes ses ressources, jusqu’à la chute. Il va mettre maintenant des mois, voire des années, à se rétablir, si et seulement si vous l’aidez et changez vos mauvaises habitudes.


Alors que faire ?


Vous devez dans un premier temps faire un état des lieux. Quel est votre niveau de dépendance, d’intoxication ? Combien de fois par jour consultez-vous votre smartphone, pour quel motif. Allumez-vous la TV systématiquement une fois rentré du boulot ? Que faites-vous quand vous avez un temps d’attente ? Quand pour la dernière fois vous êtes vous un peu isolé du bruit ambiant, seul, dans la nature, dans une église, un moment où vous n’avez été soumis à aucune intervention extérieure ? Arrivez-vous à vous ennuyer sans que cela ne vous panique ?

Une fois cette mise au point, pensez à ce que vous pouvez améliorer : consulter vos réseaux sociaux que 2 fois dans la journée, passez une journée sans internet et/ou sans télévision, profitez-en pour sortir, vous balader. Reprendre un livre que vous aviez abandonné il y a quelque temps. Faire un week-end en abbaye, en silence, au calme. Mieux respecter votre rythme circadien.


Et surtout, surtout, faites un effort pour ne faire qu’une seule chose à la fois. Quand vous mangez, vous mangez, vous ne regardez pas la télé, ou n’écoutez pas la radio. Quand vous jardinez, vous vous devez d’être pleinement à votre activité, ici et maintenant. Même votre esprit doit rester sur l’instant présent. Prenez cette bonne habitude de vous recentrer sur l’action présente, ne soyez pas ailleurs et ne faites pas autre chose. Il y a des moments pour penser à l’avenir ou au passé, mais ces moments doivent être circonscrits et volontaires. Le reste du temps, vous devez être ici et maintenant. Cet exercice est difficile, et au début vous devrez souvent vous reprendre vous rappeler à l’ordre. Les croyants pratiquants connaissent bien cet état des choses, le moment où durant la prière ou une méditation, l’esprit a tendance à partir ailleurs à penser à autre chose, et qu’il faut le ramener doucement, mais surement.

Cette prise de conscience est bénéfique pour apaiser et gérer les états anxieux, et nous n’y sommes pas habitués tant les sollicitations autour de nous sont nombreuses. A vous de protéger votre esprit du bruit ambiant, du tumulte dans lequel nous sommes entrainés. Même au milieu d’un transport en commun, bombardé de bruits, de publicités, de mouvement, vous pouvez fermer les yeux et vous recentrer quelques instants, minutes, penser à être bien, à ce qui est vraiment important pour vous. Obligez-vous à cela, puis naturellement vous reprendrez la maîtrise.


Sachez isoler votre esprit, et faite qu’une chose à la fois, vous aiderez ainsi votre corps à retrouver le chemin de l’apaisement.

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