Les Phobies, comprendre et agir…

L’anxiété, l’angoisse pour sa forme plus ponctuelle, est avant tout une réaction de peur inhérente à un stress. Votre esprit s’inquiète pour quelque chose, ou a peur de quelque chose, identifiable ou non. Et cette peur, ou plus exactement ces peurs, peuvent facilement s’exacerber et devenir des phobies. Ainsi, les personnes touchées par un T.A.G. sont souvent aussi victimes de phobie. Ces phobies peuvent prendre de nombreuses formes, comme l’agoraphobie, la phobie sociale, l’hypocondrie, la claustrophobie, etc. Dans le cas présent, nous parlons bien de peurs irraisonnées associées à un trouble anxieux. Car, des personnes peuvent être claustrophobe sans pour autant être atteintes dans leur vie courante d’un Trouble Anxieux Généralisé, mais là c’est une autre histoire.

Ces phobies sont donc bien une conséquence du T.A.G., d’ailleurs les journées où vos symptômes sont faibles, votre phobie spécifique est inexistante ou très faible. A l’inverse, les journées de forte anxiété rendent bien plus sensible une phobie éventuelle.

C’est là encore une conséquence physiologique. Vos émotions étant hypersensibles et incontrôlables, votre cerveau va réagir de façon désordonnée à ce qui est inhabituel ou oppressant. De plus, au fil du temps, vous avez développé une peur liée directement à votre état, le fait de savoir que potentiellement vous pourriez avoir une attaque, un malaise, dans un lieu public, ou pire que cela soit déjà réellement arrivé. Les deux phénomènes réunis génèrent une phobie. Autrement dit, au fur et à mesure du temps, votre cerveau s’est programmé mentalement de façon négative, ainsi quoiqu’il arrive vous prévoyez le pire des scénarios (si je prends le train, je vais avoir une attaque c’est sûr et je ne pourrai pas gérer). Cet apprentissage négatif se réalise au niveau de l’amygdale, qui va faire des associations entre situation et niveau de danger potentiel. Or, visiblement, ce dernier processus est en erreur et identifie comme dangereuses des situations qui n’en sont pas.

Anxiété et phobies, ce sont les mêmes réseaux qui sont en jeu, et donc, c’est par les mêmes moyens, comme la respiration ou la relaxation, ou les mêmes médicaments comme les anxiolytiques ou les bêtabloquants que l’on peut atténuer les difficultés face à une situation phobogène. D’autre part, les T.C.C. (Thérapies Comportementales Cognitives) permettent un travail de fond sur les états phobiques. Pour cela cette thérapie utilise principalement deux clés, d’une part une analyse de la situation par le raisonnement, et d’autre part une désensibilisation par une exposition progressive aux situations. Enfin, une reprogrammation mentale est nécessaire pour casser la spirale du pire.

Les phobies étant bien une conséquence de votre état, elles doivent disparaître avec la dissipation de votre anxiété généralisée. Mais il se peut que sur une longue durée, la phobie s’installe indépendamment de l’anxiété, et nécessite par la suite de la traiter.

En conclusion, si vous avez généré des phobies suite à votre T.A.G., cela fait bien partie de la comorbidité, un symptôme de plus si je puis dire. C’est en aidant votre corps à se libérer de votre état anxieux, et en « reprogrammant » votre esprit, que vous effacerez également les affres de vos phobies, mais c’est aussi en acceptant de vous y confronter (ne pas fuir) que vous améliorerez sensiblement les choses.

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