Avoir des projets pour vivre…

Autant prendre des temps de repos, des moments d’inactivité, est nécessaire au chemin de guérison et d’une façon étendue nécessaire à tout le monde, autant l’absence prolongée d’activité physique et intellectuelle est préjudiciable. C’est là aussi toute l’ambiguïté de l’arrêt de travail prolongé. Le burnout, les troubles anxieux, la dépression, nécessitent impérativement dans un premier temps d’éloigner les sources de stress qui souvent sont d’ordre professionnel. Mais, sur le long terme, le fait de se retrouver à la maison sans but précis, sans projet, devient oppressant et on obtient alors un effet inverse. Encore un point compliqué à gérer dans le cadre de ce type de pathologie !


Il est essentiel d’avoir des projets de vie, essentiel de se fixer des buts, des objectifs, sur les plans privé et professionnel. Cela permet à l’esprit de penser à autre chose qu’à la maladie, cela permet de tendre vers quelque chose de plaisant et de passer outre ses difficultés actuelles, cela permet d’améliorer sensiblement son état, globalement cela aide à la guérison. L’être humain que nous sommes a un besoin vital de projet, de mettre son énergie, même si elle est faible en ce moment, dans une « aventure ». Enfin, diverses études ont prouvé que les personnes « en mouvement », autrement dit celles qui font des choses concrètes de leur vie, sont en meilleure santé et moins soumis aux variations d’humeurs.


En un mot comme en cent : remettez-vous en « mode projet », avancez, ne laissez pas la maladie vous bloquer.


Concrètement cela ne nécessite pas de penser à de grandes choses, cela peut être la volonté de reprendre une activité abandonnée de longue date, de se remettre au sport, de faire une formation professionnelle, d’écrire un blog, d’organiser un voyage, de changer de métier, d’acheter une maison, de lire des livres laissés de côté trop longtemps, de reprendre contact avec des amis oubliés, de tester une nouvelle pratique de relaxation, de reprendre son travail à mi-temps, de créer un jardin potager, de re-décorer sa maison, de mettre en place un protocole de soin personnalisé et de s’y tenir (sport, phyto, méditation, nutrition…), de se forcer à sortir un peu tous les jours, de se marier :), etc. L’idée est de définir des buts dans un temps donné (le mois, le trimestre, l’année), éventuellement de découper en petites étapes, et de s’y tenir même les jours où l’énergie n’est pas là.


Il est important de ne pas se laisser dépasser par son état, il faut à la fois être conscient que l’on ne peut pas aller au-delà d’un certain niveau d’investissement mental et physique, moins qu’avant, et en même temps ne pas se laisser couler. Les premiers pas sont difficiles, ils demandent l’énergie que nous n’avons plus, mais ensuite les choses s’améliorent, le corps et l’esprit s’adaptent, on peut même retrouver du plaisir à faire les choses. L’activité est nécessaire à la guérison, elle nous évite de trop sombrer, elle nous permet de rester dans le « jeu de la vie ».

3 réflexions au sujet de « Avoir des projets pour vivre… »

  1. Merci beaucoup pour cet article. Comme tu le mentionnes très bien reprendre le chemin du travail est compliqué. Dans mon cas le travail est la cause de ma dépression sévère. Débuter une nouvelle année est un déclencheur. Je viens de passer 3 ans de ma vie à travailler, à tout sacrifier pour mon entreprise. Cette année je veux vivre, être libre et disponible pour moi mais également pour les autres. Je me suis fixée plusieurs objectifs que vous allez pourvoir retrouver bientôt sur mon blog ☺️ Mon blog est un excellent temps de travail pour moi ! Cette année, je compte lire, prendre le temps de partir, commencer une formation et continuer en parallèle mon blog ❤️
    Merci pour cette année. Belle année à toi Pierre ☺️

    J'aime

    1. Bonjour Maëva,
      l’essentiel est de s’éloigner de la source de stress, de souffrance. Le problème du travail (je ne sais pas quel était le tien), réside souvent, pour les jeunes générations, dans le fait qu’il n’y a plus de frontière privée/pro avec les emails et le travail à distance, sans parler de l’éventuelle pression mise par une hiérarchie qui ne sait pas gérer des Hommes…

      L’arrêt est donc bien une solution pour se reconstruire. Cependant, l’arrêt ne suppose pas de ne plus avoir d’activité intellectuelle, de projets. Comme tu le dis, pour toi cela passe par une année sabbatique pour remonter la pente, avec divers objectifs. Mais pour d’autre, la reprise du travail sous 6 mois peut être aussi un objectif sain, permettant de retrouver ses marques et de rentrer dans un mode de guérison par l’occupation…

      Bref, à chacun de sentir ce qui lui convient sans pour autant rester trop passif (sauf les premiers mois).

      Bon courage Maëva, au plaisir de lire tes prochains billets…

      Aimé par 1 personne

      1. Merci énormément Pierre.
        Harcèlement moral et parfois même physique. Des heures de folies sans remerciements et des requêtes toujours plus hautes à tenir. Tu as totalement raison ! Personnellement je ne me vois pas travailler pour un employeur, cette année. Je veux me libérer de toutes ces contraintes. Je suis jeune et ma santé mentale doit passer avant tout. Je décide de suivre mon cœur et mon cerveau me donne raison ! Merci beaucoup, belle journée ☺️

        J'aime

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s