Phytothérapie et micronutrition, approche générale.

La phytothérapie consiste à se servir de plantes comme médicament, et la micronutrition représente les apports en molécules nécessaires à votre corps, mais non produits par lui et apportés normalement par la nourriture (magnésium, vitamines, oméga 3, calcium, fer, zinc, etc.).

Concernant la phytothérapie il est reconnu que nombre de plantes ont des effets sur le corps humain. Pour information, il existe environ 500 000 variétés de plantes sur notre planète, et moins de 10% ont, à ce jour, été le fait d’expertise à des fins médicales. Il y a 70 ans environ, les molécules allopathiques ont fait perdre à nos pays occidentaux tout ou partie de ce savoir. Mais, heureusement, il reste encore des spécialistes, et de plus en plus de médecins s’intéressent à cette pratique. Dans le cadre qui nous intéresse, à savoir les troubles anxieux, il existe plusieurs plantes dont les effets sont connus depuis des siècles, et parfois mesurés à l’aulne de notre savoir moderne.

Concernant la micronutrition, qui relève de l’apport de diverses molécules chimiques, comme les vitamines ou encore les minéraux, son rôle est aussi essentiel, car tout simplement nécessaire au corps. En théorie, une nourriture saine doit nous apporter en quantité suffisante les divers produits dont nous avons besoin. En théorie seulement. En effet, selon diverses études, cf. les analyses du Dr Rueff (blog, articles et livres), les aliments que nous consommons sont nettement moins riches en vitamines, minéraux et autres, que leurs ancêtres d’il y a 50 ou 100 ans. Le Dr Rueff cite notamment le cas de variétés de pommes qui ont perdu en 50 ans dix fois leur quantité de vitamine C. D’autre part, durant les phases de maladie souvent l’appétit diminue, de fait votre apport énergétique également, il convient donc de le compléter par des apports externes aux repas traditionnels, d’autant plus que votre état nécessite des besoins accrus. Enfin, la probabilité que vos repas soient parfaitement équilibrés, et ce chaque jour de l’année est faible, un apport extérieur sous forme de compléments ciblés et ponctuels est donc nécessaire d’autant plus si vous êtes malade.

Regardons donc quels sont les plantes et autres produits, qui peuvent nous intéresser dans le cadre du trouble de l’anxiété et de la dépression. Cette liste n’est certainement pas exhaustive, mais, elle a le mérite de regrouper les principales références citées dans des ouvrages scientifiques, et souvent testées à travers diverses études. Je vous conseille de tester à la fois les produits, la forme (sèche, teinture, EPS), la posologie, et le moment de prise dans la journée (matin, journée, soir, pendant ou entre les repas), de façon à trouver ce qui vous convient et fait effet. Je retiens volontairement qu’un nombre restreint de plantes, résultant de mes recherches et pour partie de mes tests. En effet, dans les ouvrages il est possible d’identifier des dizaines de plantes, et on finit par s’y perdre. Je vous propose donc ci-dessous une sélection de ce qui me semble en l’état des connaissances le plus pertinent au regard des composants chimiques des dites plantes et des études médicales menées.

Rhodiola, Eleutherocoque, Ashwagandha, Scutellaire américaine, Passiflore, Melisse, Agripaume, Valériane, Avoine, L-Théanine, Griffonia, Safran, Millepertuis.

En micronutrition, citons les incontournables : Magnésium, Omega 3, Vitamine B, C et D, Gaba.

Bien entendu il ne faut pas s’attendre à des « miracles ». La plupart des traitements phyto s’entendent pour des cas légers à modérés, dans des cas sévères, le simple traitement par les plantes peut atteindre ici une limite. Cependant, toutes contiennent des principes actifs et vous verrez certainement un mieux qui peut faire une grande différence. Vous ne devez pas tirer de conclusion avant au moins 3 à 4 semaines de traitement, et si ce n’est pas concluant, vous devrez soit adapter le traitement soit conclure que vous n’êtes pas réceptifs à cette plante en particulier. Vous devez augmenter progressivement les doses, tous les 5 jours par exemple, afin d’éviter des effets secondaires (souvent gastriques, somnolence ou céphalée), jusqu’à trouver la dose qui vous convient, celle qui vous donne des effets notables, mais sans effets secondaires désagréables. Dernier conseil, de bon sens, privilégiez les produits d’origines naturelles, bios, et fabriqués si possible par des laboratoires français ou allemands (la phytothérapie est très répandue en Allemagne).

Enfin, je rappelle ici un principe élémentaire en médecine : « c’est la dose qui fait le poison ! » Il convient donc de ne pas oublier que les plantes ont des principes actifs et qu’un surdosage n’est pas bon, voire contre productif. Pensez à demander l’avis de votre médecin ou de votre pharmacien, même si, malheureusement, ils sont nombreux à avoir perdu cette connaissance. Et enfin, vous ne devez pas utiliser de plantes médicinales sans avis médicaux, pour les jeunes enfants, les femmes enceintes ou allaitantes, les personnes souffrant d’autres maladies que celles visées.

Concrètement, pour lutter contre l’anxiété et la dépression, et les leurs comorbidités, vous pouvez vous appuyer sur ce type d’apport, si vous êtes sous traitement allopathique, parlez-en avec votre médecin car cela peut être un bon complément aux effets des médicaments, si vous ne prenez aucun traitement alors vous devrez utiliser les plantes et les apports micro nutritionnelles pour vous accompagner sur le chemin de la guérison, soutenir votre corps et diminuer les douleurs.

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