Trouble de l’anxiété, comment notre corps réagit ?

Nous savons aujourd’hui, même si nos connaissances dans le domaine sont encore imparfaites et parcellaires, que notre cerveau est divisé en plusieurs parties, dont les rôles, bien que complémentaires sont distincts.

On distinguera ainsi le cerveau cognitif, qui se situe dans la partie frontale de notre boîte crânienne, du cerveau dit émotionnel qui lui se situe plus au niveau du lobe temporal, plus précisément au niveau de l’amygdale. Via des scanners type IRM, lorsque l’on soumet des patients à des tests faisant appel à un calcul mathématique par exemple, ou à un sentiment d’empathie ou d’amour, il apparaît clairement des zones différentes d’activités, et ce chez tout le monde. L’amygdale semble être le centre de traitement de nos émotions, et plus particulièrement de la peur. Elle agit notamment par association d’informations, et garde en mémoire diverses situations dangereuses de façon à réagir le plus rapidement possible pour mettre le corps en alerte (en état d’anxiété). Cette partie interagit avec le reste du cerveau, et plus particulièrement avec l’hippocampe qui est le centre de l’apprentissage et qui est en charge d’évaluer si une menace nécessite ou non une réponse adaptée, ainsi qu’avec le cortex sensoriel, responsable d’une analyse cognitive des situations complexes. La médecine sait aujourd’hui que les troubles anxieux proviennent en partie d’une réponse inappropriée de l’amygdale, bien que les raisons de cette réponse ne soient pas identifiées.

Le cerveau dit cognitif intervient dans le cadre de la réflexion, de l’analyse. Nous faisons appel à lui pour réfléchir, et pour analyser une situation en fonction des éléments dont nous disposons. Eléments que nous allons identifier, classer, analyser, pour enfin arriver à une conclusion logique et raisonnée. Ce qui, vous en conviendrez, est très pratique, mais ce qui peut prendre un certain temps !

Dès lors, lorsque nous avons besoin d’une réaction rapide, immédiate, c’est au cerveau émotionnel que nous faisons appel, il est aussi parfois qualifié « d’archaïque ». Lui analyse moins, mais réagit très vite, de façon primitive. En cela, il est dédié à la réaction nécessaire pour se sortir d’un mauvais pas. Quand cette partie de notre cerveau intervient, pour notre bien, il « court-circuite » la partie cognitive, et devient le « maître » de notre corps. En d’autres mots, nos émotions prennent le dessus et nous ne sommes plus en mesure de réfléchir correctement, mais nous allons réagir rapidement à une situation dangereuse donnée. Physiologiquement, cela se traduit principalement par une production accrue d’adrénaline via les glandes médullosurrénales, hormone permettant au corps une mise en alerte, mais qui a dose trop fréquente provoque des symptômes pénibles que malheureusement vous expérimentez actuellement.

Ces réactions, face à un danger, ou à une peur, sont saines. Mais cela est problématique lorsque ce mode « panique » est activé par le cerveau alors même qu’il n’y a aucun danger, ou que la situation qui provoque cette réaction est bégnine. Clairement, le cerveau « bug », il se considère en état de vie ou de mort sans aucune raison ! Il bascule ainsi, anormalement, en mode de défense maximal. C’est ce qui se passe dans le cadre du trouble de l’anxiété, et des crises d’angoisses (que l’on appelle aussi crise de panique). Alors que tout va bien, qu’il n’y a rien d’anormal, que vous êtes chez vous au lit le matin en train de vous réveiller, votre cerveau déclenche son mode panique, sans raison, comme ça ! Et va créer ainsi, artificiellement, une peur intense. Ajoutons, que pour des raisons de réactions chimiques et neuronales, ces effets vont entraîner des phases de mélancolie voir de dépression, qui au départ ne font pas partie des éléments actifs du mode « fuir ou combattre ». Le système ainsi enclenché va malheureusement s’auto-entretenir par la pensée et les sensations. Ainsi, ressentir des symptômes, comme une accélération cardiaque ou une douleur abdominale, va générer un état d’anxiété, qui a son tour va générer des symptômes. De même, cet état va vous amener à engendrer naturellement des pensées anxiogènes (et si tel événement arrive… comment vais-je faire… et si je deviens fou… et si j’ai une maladie grave…) qui renforceront alors l’anxiété ! Le cercle vicieux est enclenché et sans action dédiée vous mettrez plusieurs heures, voire jours, avant de revenir à la normale. En effet, et c’est une bonne nouvelle, notre corps n’est pas prévu pour rester indéfiniment dans un état anxieux, il y a toujours un moment ou la tension redescend naturellement.

Ces états de fait doivent vous amener à privilégier les traitements allopathiques et/ou alternatifs qui vont agir principalement sur la production d’adrénaline, cortisol, sérotonine et gaba. Les médicaments agissent puissamment sur ces composés chimiques, et s’avèrent souvent nécessaires pour gérer les symptômes aigus rapidement, mais ils peuvent ne pas fonctionner ou engendrer des effets secondaires difficiles. Les plantes agissent plus lentement et plus faiblement, mais elles ont une action de fond stable dans le temps. Enfin, diverses pratiques comme le sport, la méditation ou les thérapies brèves ont également des effets sur nos sécrétions chimiques corporelles. Il va vous falloir trouver ce qui est efficace pour vous…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s