Thérapie Brève : L’Hypnose…

Troisième tableau des thérapies brèves, après l’EMDR et les TCC.

Cette thérapie, établie au milieu du XIXème siècle, vise à mettre le patient dans un état de semi-conscience, on parle d’état modifié de la conscience (comme si le patient était « ailleurs »), afin de s’adresser à son inconscient, une partie de soi, de son esprit, sur laquelle nous avons peu de maîtrise. Cet état nous le vivons parfois sans nous en rendre compte, par exemple quand vous êtes en voiture et que durant quelques instants, 1 minute, vous êtes absorbé par vos pensées et que vous conduisez en mode « automatique », vous êtes en état d’auto-hypnose…

Mis en état d’hypnose, le thérapeute peut alors s’adresser à cette partie de vous, et faire de son mieux pour changer les choses, reprogrammer l’inconscient pour traiter des problèmes qui seraient restés « bloqués », ou plus simplement pour permettre à l’inconscient de sortir du cercle vicieux dans lequel le burnout l’a enfermé. Oubliez donc les spectacles d’hypnose où l’artiste prétend pouvoir faire faire n’importe quoi à une personne réceptive. Nous sommes ici dans un cadre médical, et le patient reste globalement ou totalement conscient de ce qui se passe.

La méthode la plus répandue actuellement est l’hypnose dite Ericksonienne, du nom de son « inventeur ». Qui lui-même en donnait la définition suivante : « Un état de conscience dans lequel vous présentez à votre sujet une communication, avec une compréhension et des idées, pour lui permettre d’utiliser cette compréhension et ces idées à l’intérieur de son propre répertoire d’apprentissages. » Les thérapeutes sont majoritairement issus de l’Institut Français d’Hypnose Humaniste et Ericksonienne.

Le thérapeute dispose de divers moyens pour vous amener dans un état d’hypnose, en général en vous intimant des ordres via la parole, afin de vous mettre dans un état réceptif. Il va ensuite faire appel à vos émotions et à vos souvenirs si nécessaire, pour trouver des points de blocages. Tout se passe par la parole. Dans certains cas, comme l’hypnose Humaniste (une version plus récente de l’hypnose Ericksonienne), où la personne reste totalement consciente, le patient peut interagir verbalement avec le thérapeute.

Le but étant de débloquer l’inconscient de façon à ce qu’il réagisse différemment à une situation donnée, ou à un ressenti. L’idée est de refaire les schémas neuronaux. Dans le cas qui nous intéresse (trouble de l’anxiété), le thérapeute va chercher à faire en sorte que l’inconscient ne se mette pas en panique sans raison, et/ou, qu’il ne conserve pas trace des terribles attaques d’angoisse comme étant un état qui pourrait revenir et nous mettre à nouveau en difficulté. D’une façon plus étendue, l’hypnose peut aussi amener à augmenter la confiance d’une personne ou l’aider dans une addiction.  Le champ de l’esprit est vaste, et peut influencer sensiblement notre métabolisme chimique.

Concrètement, le process est plutôt simple. Dans un premier temps le thérapeute va chercher à vous mettre dans un état de bien-être, en vous amenant à penser à autre chose, à vous projeter dans un ailleurs, cela peut être un souvenir, un lieu, un moment, cela est destiné à vous mettre dans un état mental qui doit vous isoler de votre état physique, votre corps est là, assis sur une chaise, mais votre esprit est ailleurs. Puis, en fonction de l’objectif, il va ensuite vous amener à vivre, mentalement, une situation concrète, qui pourrait avoir un rapport direct ou indirect avec votre problématique. L’allégorie peut être utilisée afin de personnifier un problème, une émotion, de façon à la rencontrer, la gérer, la ressentir différemment. Le thérapeute peut aussi choisir de vous faire revivre une émotion passée, mais en la traitant différemment, c’est lui qui donne le scénario dans lequel vous interagissez. Il existe ainsi de très nombreuses formes imaginaires pour emmener votre esprit sur une autre voie.

L’hypnose est utilisée en milieux chirurgical, pour des interventions légères, en vue de supprimer ou de diminuer très fortement les doses d’anesthésiant. Ainsi, une biopsie peut être réalisée sous hypnose sans utiliser d’anesthésiant local. Un thérapeute va durant toute l’opération maintenir le patient sous état d’hypnose en lui parlant, évitant ainsi à son esprit de traduire les messages de douleurs renvoyés par le corps. C’est étonnant !

A savoir que si nous sommes tous, en théorie, réceptif aux principes de l’hypnose, l’effet thérapeutique est plus ou moins prononcé en fonction des personnes. Mais cela vaut le coup de tester quelques séances. Je dois avouer, que bien que dubitatif, j’ai souhaité essayer cette pratique. Et, à mon étonnement, j’ai obtenu des résultats mesurables, après chaque séances, j’obtenais une période d’environ 10 jours plus calme que le reste du mois… Je ne saurai l’expliquer concrètement, mais le constat est là !

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