L’entourage, une aide essentielle.

Le burnout et les troubles de l’anxiété sont des problèmes que l’on peut difficilement résoudre seul, du moins sans être épaulé. Comme vous l’avez compris, le chemin est long et difficile. Comme pour le chemin de vie, il est plus facile d’être deux pour y faire face. Naturellement, depuis la nuit des temps, l’homme et la femme sont faits pour vivre ensemble, et pour se soutenir mutuellement, il y a du sens en cela !

Votre conjoint, si vous en avez un, sera un élément essentiel dans votre parcours de guérison. Il devra faire preuve d’empathie, vous rassurer dans les moments de doutes, vous tenir la main dans les phases difficiles, bref, vous aider à tenir la distance ! Il ne faudra pas hésiter à lui faire part de vos ressentis, lui dire quand cela ne va pas, mais aussi quand ça va ! J’ai échangé avec des personnes qui culpabilisaient d’ennuyer leur conjoint avec cela. Cette position est une erreur, car non seulement vous vous enfermer alors dans cycle négatif dont vous ne sortirez pas seul, ou bien difficilement, mais aussi vous ne permettez pas à votre conjoint de prendre sa place alors qu’il voit bien que vous souffrez, ce qui peut à son tour le faire souffrir. Rappelez-vous que la vie à deux c’est pour les bons et les mauvais moments. Son rôle restera dans l’absolu passif, car, malheureusement, il ne dispose pas d’une baguette magique, mais sa simple présence pourra avoir un rôle rassurant et calmant. De même, dans les moments difficiles, où votre réalité est déformée et vos capacités cognitives diminuées, il pourra vous renvoyer une image plus réaliste des choses et vous aider à prendre du recul. Enfin, durant ces mois ardus, votre conjoint devra rêver pour deux !

Pour autant, vous ne devez pas tout attendre de lui et vous reposer uniquement sur lui ! Ce qu’il faut comprendre, c’est que la clé de la guérison est avant tout en vous, et que le fait de se confronter seul à ses peurs, son anxiété, accepter cette situation d’inconfort, fait partie du processus de guérison. Votre conjoint, ne peut devenir, au même titre qu’un anxiolytique, une bouée de sauvetage à laquelle vous vous accrochez à la moindre vague. Car vous risquez alors de tomber dans une forme de dépendance affective, et, d’autre part, vous ne permettez pas à votre esprit de renforcer ses résistances par la confrontation.

En conclusion, la relation d’aide avec votre conjoint doit s’entendre dans un équilibre subtil. Concrètement, vous pouvez expliquer à votre conjoint qu’il peut vous aider et vous rassurer quand vous en avez besoin, mais seulement au début, durant 20 ou 30 minutes, au-delà de ce temps il doit vous demander de gérer cela seul et vous laisser grandir face à vos peurs. Il s’agit là d’un simple exemple, à chacun de trouver le mode de fonctionnement qu’il lui semble être un bon compromis.

Le cercle familial et amical a également un grand rôle. Celui de vous permettre de conserver un lien social, de vous encourager. Sentir que des personnes pensent à vous et vous font part de leur soutien de temps en temps est réconfortant et permet de tenir. Cela peut être un simple SMS, ou un dîner, dans tous les cas c’est un signe fort pour dire « t’inquiètes pas on est là. » Et, dans les nombreux moments de doute, ces messages, ces rencontres, sont comme des phares qui éclairent la nuit.

Il est donc primordial de maintenir un lien social. Les jours où vous vous sentez mieux, profitez-en pour reprendre contact, proposer un déjeuner, ou simplement passer prendre un verre avec l’un ou l’autre de vos amis. Vous devez impérativement vous tenir à des contacts réguliers avec vos proches. Bien entendu, en fonction des jours, il sera difficile de rester longtemps, mais, même quelques minutes peuvent faire du bien au moral et donc au corps.

Si vous êtes seul, et n’avez plus de famille proche, je vous conseille fortement de vous rapprocher d’une association d’aide et d’écoute, ou encore de prendre contact avec votre paroisse pour trouver une personne à qui parler. Dans tous les cas, vous devez tout faire pour ne pas rester seul avec vos problèmes, il est important d’échanger et de pouvoir dire à quelqu’un quand cela ne va pas. Le fait de rester seul, sans contact régulier pour échanger sur vos problèmes et parler d’autres choses, va empirer votre état. Vous devez donc remédier à cela.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s